Non à la taxe carbone !

Publié le par Martin Gale



L’écologie et l’environnement sont dans l’air du temps. Alors, quoi de plus logique que le gouvernement Fillon surfe sur cette vague pour nous sortir de derrière les fagots une nouvelle taxe… Celle-ci, qui s’apparente à un nouvel impôt que l’on n’ose pas nommé, est en plus proposée et défendue par un homme de gauche respectable et respecté, Michel Rocard.

 

Alors, ne soyons pas démago : oui à l’écologie, mais non à la taxe carbone ! Pourquoi me direz-vous ? Simplement parce que ce n’est absolument pas le moment. La France entrevoit à peine le bout du tunnel, après une crise financière et économique qui l’a beaucoup ébranlée, certes moins que d’autres pays mais tout de même. Beaucoup de familles ont  de plus en plus de mal à boucler les fins de mois, avec, pour une bonne partie, un regard sombre sur l’avenir. Le pouvoir d’achat est en berne, et les ménages modestes préfèrent mettre de côté le peu d’argent qu’ils ont car ils ne savent pas de quoi demain sera fait. Voilà pourquoi il n’est pas judicieux de lancer cette nouvelle taxe en ce moment. Il est de loin préférable de laisser aux Français le temps de  se relever, de se refaire une santé financière et d’attendre que les entreprises repartent de l’avant.

 

La droite avait promis qu’elle n’augmenterait pas les impôts, certes, mais elle souhaite instaurer cette nouvelle taxe. Joli tour de passe-passe sémantique… Si cette nouvelle taxe voyait le jour, elle ne rapporterait pas 8 milliards d’euros comme il avait été dit au début, mais seulement la moitié. Ces 4 milliards, il est possible de les trouver ailleurs, sans ponctionner une nouvelle fois les citoyens. L’idée est toute trouvée : que toutes les communes de France fassent la chasse au gaspillage de l’argent publique à leur échelle et que toutes les indemnités d’élus soient revues à la baisse de 100 ou 200 euros, nous parions que les 4 milliards seront rapidement trouvés… Allez Mesdames et Messieurs les élus, un petit effort !

 

                                                                     Annie Peurien

Publié dans L'économie en France

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