Philippe Auberger ne soutient pas Isabelle Bourassin

Publié le par Martin Gale



Il aura fallu attendre plusieurs jours après la décision du Conseil d'Etat pour que Philippe Auberger, ancien Maire de Joigny, se décide à parler. Celui-ci vient de faire part à l'Yonne Républicaine de son intention de ne pas briguer un nouveau mandat à l'occasion des municipales de septembre 2009. Cette annonce est tout sauf un scoop. Depuis de longs mois, Philippe Auberger n'était plus assidu lors des séances du Conseil Municipal, avait même démissionné de la seule commission dans laquelle il siégeait. Les Joviniens pouvaient donc légitimement s'attendre à ce que l'ancien Rapporteur Général du Budget jette l'éponge.


Le véritable scoop, qu'il faut lire en filigrane dans cette interview, c'est que Philippe Auberger ne soutient pas Isabelle Bourassin. Il a déclaré qu'il s'engagerait derrière une seule liste de droite, liste qui n'a aucune chance de voir le jour et il le sait très bien. Notons au passage qu'il dit que ce n'est pas raisonnable d'être Maire après 70 ans. Cette remarque serait-elle destinée à quelqu'un à Joigny ?


Voici donc son dernier coup d'archer dans la cité maillotine : il a fait le choix de ne pas choisir entre une liste sur laquelle figurent d'anciens adjoints qui un jour ont décidé de voler librement de leur propres ailes (et oui, c'est ça la démocratie, n'en déplaise à certains) et une liste d'union faite de bric et de broc menée par une ancienne conseillère municipale déléguée qui osa le contredire lors d'une séance du Conseil. La suite, on la connait, cette conseillère sera démise de ses fonctions, ira siéger un temps dans l'opposition avant de revenir dans le giron de la majorité municipale et décrocher, quelques mois plus tard, un poste d'adjointe. C'est beau la politique...


A Joigny, avoir le soutien de Philippe Auberger, c'est une chose qui pèse lourd, qui a de l'allure et qui donne LA légitimité à une liste de droite. Alors, vous pensez bien que cette absence de soutien est une bénédiction pour la gauche. La droite partant au combat divisée, c'est une aubaine pour Bernard Moraine et ses amis qui peuvent démarrer la campagne avec une longueur d'avance.


Philippe Auberger quitte la scène politique à Joigny en ne soutenant pas celle qui était sur sa liste il y a 15 mois. Un joli coup politique. Rideau !


                                                           Alain Quaunu


Publié dans Joigny et sa politique

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Pauline 20/07/2009 21:55

Commentaire :
 Il avait dit qu'il s'exprimerait sur son éventuelle candidature aux prochaines élections après l'arrêt du Conseil d'état. Il vient de le faire. Qui cela ? Mais Philippe Auberger bien sûr :
il ne sera pas candidat.
Ce n'est pas une grande révélation. Qui à Joigny s'attendait à une annonce contraire ? Les Joviniens lui ont clairement dit l'an dernier "31 ans, ça suffit !" et, depuis qu'il avait largement contribué à mettre en place une majorité nouvelle, l'analyse de sa gestion au cours de ses multiples mandats ne lui a pas toujours été favorable. S'il s'était porté candidat, il aurait donc été, par rapport à l'an dernier, en moins bonne position. De plus, pour se présenter, il faut avoir une liste :
-                 rejoindre la liste l'Union de Joigny ? comment aurait-il pu se situer sur cette liste ? en devenant l'adjoint aux finances de la tête de liste déclarée ? comment aurait-il apprécié de travailler avec des éléments du Centre et de la Gauche, qui l'ont toujours combattu ?
-                 créer une nouvelle liste ? avec qui ? en étant quasiment absent de Joigny depuis 16 mois ?
Philippe Auberger a de grandes capacités intellectuelles et il a fait une belle carrière politique. Pourquoi ce qu'il publie me pousse-t-il toujours à me poser autant de questions ? Pourquoi ses déclarations m'amènent-elles toujours à douter de ce qu'il dit ? Pourquoi ne puis-je pas lui faire confiance ?
L'an dernier, lorsqu'entre les deux tours des élections il a proféré tant d'attaques et de critiques virulentes  contre son ancien premier adjoint et ses colistiers, il n'a pas senti que les Joviniens se demandaient pourquoi, si ces attaques avaient été fondées, il aurait gardé si longtemps près de lui des adjoints aussi dénués de qualités : manque de clairvoyance de sa part ? laxisme ? ce n'était guère favorable pour lui. La nette exagération de ses propos a déçu les Joviniens et l'a rendu peu crédible : la sanction des électeurs s'est manifestée au 2ème tour qui a de nouveau placé Julien Ortega devant lui.
Dans son article paru le 15 Juillet dans l'Yonne Républicaine, Philippe Auberger, pensant que sa parole ne peut pas être mise en doute, énonce des propos manquant de précisions ou sujets à caution. Voyons un peu quelques exemples parmi les plus marquants :
Il apportera son soutien uniquement à une liste unie de la droite.  Voilà bien une phrase inutile et il ne prend aucun risque dans cette affirmation car
- la liste Dialogue et Dynamisme pour Joigny a clairement donné sa position : elle ne fera pas alliance avec l'Union de Joigny
- si cette alliance avait été possible, la liste aurait été à peu près sûre de gagner les élections et elle n'aurait eu nul besoin du soutien de Philippe Auberger.
 
La fracture avec Julien Ortega date de 2004 : elle a dû être bien discrète, cette fracture, pour que       personne en ville n'en entende parler avant le printemps 2007.
 
En 2008, P. Auberger était prêt à se retirer au 2ème tour si on avait pu négocier la constitution d'une liste unique ; ça n'a pas été possible : il aurait été intéressant qu’il précise combien de listes (et quelles listes) il avait contactées, en vue d'un accord électoral ; cela n'a en tout cas pas été le cas avec Dialogue et Dynamisme pour Joigny, liste qu'il n'a cessé de dénigrer publiquement et outrageusement tout au long de sa campagne.
 
La fameuse lettre : P. Auberger reconnait n'avoir pas assez d'éléments probants pour désigner l'auteur de la diffusion. Autrement dit, il a accusé sans preuves. C'est très grave. L'avocat qu'il est devenu conseillerait-il à un de ses clients de porter des accusations sévères contre un tiers, alors qu'il n'a aucun moyen d'étayer ses accusations par la moindre preuve ?
 
Quoi que j'aie pu lire par ailleurs, je ne pense pas que M. Auberger ait fait preuve de sagesse en ne se présentant pas : il n'avait aucun moyen de faire autrement.
 

Pauline 20/07/2009 19:46

Il avait dit qu'il s'exprimerait sur son éventuelle candidature aux prochaines élections après l'arrêt du Conseil d'état. Il vient de le faire. Qui cela ? Mais Philippe Auberger bien sûr :
il ne sera pas candidat.
Ce n'est pas une grande révélation. Qui à Joigny s'attendait à une annonce contraire ? Les Joviniens lui ont clairement dit l'an dernier "31 ans, ça suffit !" et, depuis qu'il avait largement contribué à mettre en place une majorité nouvelle, l'analyse de sa gestion au cours de ses multiples mandats ne lui a pas toujours été favorable. S'il s'était porté candidat, il aurait donc été, par rapport à l'an dernier, en moins bonne position. De plus, pour se présenter, il faut avoir une liste :
-                 rejoindre la liste l'Union de Joigny ? comment aurait-il pu se situer sur cette liste ? en devenant l'adjoint aux finances de la tête de liste déclarée ? comment aurait-il apprécié de travailler avec des éléments du Centre et de la Gauche, qui l'ont toujours combattu ?
-                 créer une nouvelle liste ? avec qui ? en étant quasiment absent de Joigny depuis 16 mois ?
Philippe Auberger a de grandes capacités intellectuelles et il a fait une belle carrière politique. Pourquoi ce qu'il publie me pousse-t-il toujours à me poser autant de questions ? Pourquoi ses déclarations m'amènent-elles toujours à douter de ce qu'il dit ? Pourquoi ne puis-je pas lui faire confiance ?
L'an dernier, lorsqu'entre les deux tours des élections il a proféré tant d'attaques et de critiques virulentes  contre son ancien premier adjoint et ses colistiers, il n'a pas senti que les Joviniens se demandaient pourquoi, si ces attaques avaient été fondées, il aurait gardé si longtemps près de lui des adjoints aussi dénués de qualités : manque de clairvoyance de sa part ? laxisme ? ce n'était guère favorable pour lui. La nette exagération de ses propos a déçu les Joviniens et l'a rendu peu crédible : la sanction des électeurs s'est manifestée au 2ème tour qui a de nouveau placé Julien Ortega devant lui.
Dans son article paru le 15 Juillet dans l'Yonne Républicaine, Philippe Auberger, pensant que sa parole ne peut pas être mise en doute, énonce des propos manquant de précisions ou sujets à caution. Voyons un peu quelques exemples parmi les plus marquants :
Il apportera son soutien uniquement à une liste unie de la droite.  Voilà bien une phrase inutile et il ne prend aucun risque dans cette affirmation car
- la liste Dialogue et Dynamisme pour Joigny a clairement donné sa position : elle ne fera pas alliance avec l'Union de Joigny
- si cette alliance avait été possible, la liste aurait été à peu près sûre de gagner les élections et elle n'aurait eu nul besoin du soutien de Philippe Auberger.
 
La fracture avec Julien Ortega date de 2004 : elle a dû être bien discrète, cette fracture, pour que       personne en ville n'en entende parler avant le printemps 2007.
 
En 2008, P. Auberger était prêt à se retirer au 2ème tour si on avait pu négocier la constitution d'une liste unique ; ça n'a pas été possible : il aurait été intéressant qu’il précise combien de listes (et quelles listes) il avait contactées, en vue d'un accord électoral ; cela n'a en tout cas pas été le cas avec Dialogue et Dynamisme pour Joigny, liste qu'il n'a cessé de dénigrer publiquement et outrageusement tout au long de sa campagne.
 
La fameuse lettre : P. Auberger reconnait n'avoir pas assez d'éléments probants pour désigner l'auteur de la diffusion. Autrement dit, il a accusé sans preuves. C'est très grave. L'avocat qu'il est devenu conseillerait-il à un de ses clients de porter des accusations sévères contre un tiers, alors qu'il n'a aucun moyen d'étayer ses accusations par la moindre preuve ?
 
Quoi que j'aie pu lire par ailleurs, je ne pense pas que M. Auberger ait fait preuve de sagesse en ne se présentant pas : il n'avait aucun moyen de faire autrement.