A Joigny, c’est règlement de compte à OK Corral.

Au début, c'était relativement soft. Mais depuis quelques semaines, il faut bien dire que c'est plutôt règlement de compte à Joigny sur certains blogs politiques, mais aussi dans la rubrique « Tribune libre » de l'Yonne Républicaine. Et à ce petit jeu là, nous avons deux e aequo : le blog d'Isabelle Bourassin et celui de Nicolas Soret.
Si on y regarde de plus près, les articles de l'ancien président de la CCJ font souvent suite à des paroles ou des écrits de l'ancienne adjointe éphémère de Philippe Auberger. Comme une pièce a un côté pile et un côté face, il y a toujours celui qui attaque et celui qui répond. Mais souvent, le débat de fond laisse la place aux « C'est moi qui l'ait fait », « Non, c'est moi car on ne vous a pas attendus », « C'est faux, et vous le savez », « Arrêtez, vous dites n'importe quoi ». En bref beaucoup de bruit pour pas grand-chose. Ce qui compte pour les Joviniens, ce sont les choses réalisées qui améliorent le quotidien. Ils n'ont que faire de savoir si elles ont vu le jour sous la droite ou sous la gauche.
Pendant que tout ce petit monde s'agite, il est une liste qui ne fait pas parler d'elle, qui fait son bonhomme de chemin sans tintamarre, c'est celle de Julien Ortega, « Dialogue et dynamisme pour Joigny ». Elle reste fidèle à ce qui a fait son succès lors des dernières élections : l'action dans la discrétion. Car, que l'on soit de droite ou de gauche, il faut être sincère : on leur a volé la victoire. Non pas la gauche, qui a gagné de manière parfaitement démocratique. Mais l'autre équipe de droite à laquelle appartenaient Isabelle Bourassin, Pascale David-Sauzéa et bien d'autres. Et oui, si la Ville est passée à gauche, c'est purement et simplement parce que cette liste ne s'est pas retirée entre les deux tours alors qu'elle était arrivée après la liste Ortega. Et ce sont ces personnes qui réclament l'union et qui se permettent de faire la morale...
L'union de la droite à Joigny ne pourra jamais se faire car il n'y a pas une droite, mais bien deux droites qui n'ont pas grand-chose en commun.
Annie Peurien
Publicité