Vive la critique facile !
Dans sa dernière prose, Isabelle Bourassin est presque émouvante lorsqu'elle s'inquiète du sort que la gauche a réservé aux commerçants de Joigny. Extrait : « M. Moraine qui écoute beaucoup les Joviniens, a-t-il entendu les commerçants (...) ? »
Un petit retour en arrière s'impose : au tout début 2006, une pétition avait circulé dans l'avenue Gambetta. Plus des ¾ des commerçants l'avaient signée. Le but de cette pétition : se plaindre que la municipalité ne faisait rien pour l'animation de cette artère importante de la Ville. Et qui, à cette époque, était conseillère municipale déléguée à l'animation ? Vous ne voyez pas ? Isabelle Bourassin.
Cette pétition faisait suite aux fêtes de fin d'année car, dans la rue Piétonne qui était déjà morte, on avait sorti le grand jeu : décoration variée et animation musicale. L'avenue Gambetta, elle, devait se contenter de quelques vieilles guirlandes austères.
Le passage de la majorité à l'opposition serait-il synonyme d'amnésie ? Il n'est pas de bon ton de reprocher aux autres ce que l'on n'a pas fait soi-même. Et oui, comme disait l'autre, « la critique est aisée mais l'art est difficile ».
Marco Lonel