La rue Cortel : le fiasco de la droite

Ah, la rue Cortel (rue Piétonne pour les vieux Joviniens, nostalgie quand tu nous tiens) ! Une longue histoire, bien connue des Joviniens. Un fiasco mémorable, un cas d'école. Cette rue n'est pas morte en 2 mois de temps, non, son agonie fut lente. D'actions et de réactions, il n'y en eu point sous le règne de Philippe. On a attendu, payé deux études qui n'ont servi à rien, si ce n'est à gaspiller un peu plus l'argent du contribuable et soudain, l'idée géniale est apparue : on allait « redynamiser » la rue Cortel ! Comment n'y avaient-ils pas pensé plus tôt ? Et pour s'occuper des commerces, et bien on commence par refaire la chaussée. Résultat : des commerçants qui se plaignent de la lenteur des travaux, leur chiffre d'affaire se contracte, les clients désertent la rue Piétonne. Et au final, tout ça pour ça : on a de nouveaux pavés, des marches devant les devantures de certaines boutiques qui sont de véritables casse gueules (et oui, il faut appeler un chat un chat), toujours aussi peu de magasins et des passants qui se comptent sur les doigts d'une main.
L'un des plus beaux ratés de la municipalité Auberger - Ortega - Bourassin, est sans conteste l'immeuble dit de la Marmite. Petit rappel des faits : après l'effondrement de ce restaurant, la ville décide de retaper cette ruine, car s'en est une. Après de longs travaux coûteux, le bâtiment est réhabilité et la ville décide donc de louer le local commercial. Depuis, nous avons eu à cet endroit un magasin qui vendait des produits du terroir, un magasin de vêtements, plus rien, et récemment est apparue l'épicerie dite citoyenne. Espérons que celle-ci tiendra le coup.
Mais il faut se rassurer : l'Union de Joigny a déjà une idée extraordinaire pour faire venir des centaines de personnes dans la rue Cortel : y installer l'Office du Tourisme ! Avec des idées pareilles, l'avenir de la ville de Joigny est derrière elle !
Alain Quaunu