Un animateur radio dans la mêlée.

Publié le par Martin Gale


Bernard Moraine

Nous vous l'avions promis, voici donc le premier portrait d'une série consacrée aux hommes et aux femmes qui vont jouer un rôle important lors des prochaines municipales. Et aujourd'hui, la prime au Maire sortant avec Bernard Moraine.


Bernard Moraine et la politique, c'est une longue histoire et une première marche franchie au soir du 11 mars 2001 avec 972 voix (927 au premier tour en 2008). Le voici donc chef de file du groupe de la gauche, dans l'opposition à Philippe Auberger. Son groupe est le plus important puisqu'ils sont 5 (3 hommes et de femmes). Le discours de Bernard ne variera pas d'un iota durant les sept années de mandat : plus de justice sociale, plus d'égalité dans l'accès à la culture, plus de travail sur les questions  d'environnement, plus pour le monde associatif, qu'il connaît bien et qui lui tient à cœur, et des pistes cyclables à Joigny.


Pourtant, malgré l'apparente unité de son groupe, Bernard Moraine devait faire face à plusieurs démissions, à un refus de siéger, à un départ pour le groupe du centre. Malgré tout cela, il continue, persévérant, tenant la dragée haute à Auberger, mais aussi à Thomas sur certains sujets. Cet amoureux du rugby avance, avec ce même esprit d'équipe qui l'anime, sans égo surdimensionné. En 16 mois, il n'aura pas pris le melon, il aura vraiment pris sa fonction à coeur. Belle preuve d'intelligence.


C'est cette persévérance, cette pugnacité à tracer son sillon, sans jamais lorgner vers le centre ou la droite, qui ont fait que sa liste a réalisé un bon score au soir du premier tour. Il a su s'entourer de gens très capables, en leur laissant toute la place nécessaire pour exister politiquement. Tirer la couverture à lui seul, très peu pour lui. Grâce au maintient de la liste Auberger-Bourassin, Bernard devient Maire de Joigny, suite à  une fin de campagne honteuse pour notre ville.


Sa campagne, il la voulait respectueuse des autres, il a tenu sa parole. Il avait aussi promis que s'il devait devenir Maire de Joigny, il quitterait son travail pour l'être à plein temps. Là encore, il a tenu parole. Seul bémol, les caméras de vidéosurveillance qu'il n'approuvait pas quand il était dans l'opposition et qu'il a souhaité renforcer en tant que Maire.


Il a réussi là où beaucoup ont échoué, à être un Maire de gauche dans une ville de droite. Il a marqué  l'essai, maintenant, il doit le transformer.


                                         L'Abbé Trave

Publié dans Joigny et sa politique

Commenter cet article