A Joigny, la valse des enseignes continue

Publié le par Martin Gale


Joigny, la cité maillotine

Décidément, les commerces à Joigny ont beaucoup de mal à tenir. Dans la mini zone commerciale installée vers le Mc Do, qui avait été lancée par Philippe Auberger et son équipe, c'est au tour de GP Décors de mettre la clé sous la porte. Et le problème, c'est que cette boutique n'est pas la première. Nous avons eu, avant elle,  King Jouet, Chauss' Prix, Joupi. Lors d'une séance de conseil municipal, l'ancienne majorité de droite avait fait voter l'implantation d'un magasin Noz derrière le Mc Do. Et puis plus rien. Où en est ce projet ? Et le Leclerc Express ? On en a beaucoup entendu parler, la dernière équipe en place l'ayant même évoqué dans un « Joigny Infos ». Mais depuis ? Y a-t-il eu un début de coup de pelle ?


Alors Joigny serait-elle maudite pour les commerçants ? Bien sur que non. Le problème majeur, c'est que les Joviniens ont simplement pris l'habitude d'aller ailleurs, autrement dit, à Auxerre ou Sens. Depuis des années,  les différentes équipes de droite qui ont été à la tête de la Ville n'ont pas su attirer les commerces pour satisfaire les besoins les plus élémentaires des habitants. Du point de vu culturel, il n'y a pas de cinéma. A Auxerre, il était instructif de voir le monde qui est allé se détendre devant le dernier Harry Potter. Le plus drôle, c'est le nombre de personnes qui habitent Joigny que l'on peut croiser au détour d'une salle.


La recette de la réussite est simple : il faut redonner aux Joviniens le goût et surtout l'habitude de faire leurs achats et leurs sorties à Joigny, en leur proposant des magasins qui leur correspondent. Le projet d'un Leclerc Express, porté par Gilbert Portal, est un bon exemple de ce qu'attendent les Joviniens : il suffit de voir tous les visages connus de la cité maillotine que l'on rencontre au magasin Leclerc de Migennes.


Alors, quelle liste proposera un vrai cinéma, digne de ce nom, dans son programme électoral ?


                                                    Annie Peurien

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