La rue Cortel : le fiasco de la droite

Publié le par Martin Gale



Ah,  la rue Cortel (rue Piétonne pour les vieux Joviniens, nostalgie quand tu nous tiens) ! Une longue histoire, bien connue des Joviniens. Un fiasco mémorable, un cas d'école. Cette rue n'est pas morte en 2 mois de temps, non, son agonie fut lente. D'actions et de réactions, il n'y en eu point sous le règne de  Philippe. On a attendu, payé deux études qui n'ont servi à rien, si ce n'est à gaspiller un peu plus l'argent du contribuable et soudain, l'idée géniale est apparue : on allait « redynamiser » la rue Cortel ! Comment n'y avaient-ils pas pensé plus tôt ?  Et pour s'occuper des commerces, et bien on commence par refaire la chaussée. Résultat : des commerçants qui se plaignent de la lenteur des travaux, leur chiffre d'affaire se contracte, les clients désertent la rue Piétonne. Et au final, tout ça pour ça : on a de nouveaux pavés, des marches devant les devantures de certaines boutiques qui sont de véritables casse gueules (et oui, il faut appeler un chat un chat), toujours aussi peu de magasins et des passants qui se comptent sur les doigts d'une main.


L'un des plus beaux ratés de la municipalité Auberger - Ortega - Bourassin, est sans conteste l'immeuble dit de la Marmite. Petit rappel des faits : après l'effondrement de ce restaurant, la ville décide de retaper cette ruine, car s'en est une. Après de longs travaux coûteux, le bâtiment est réhabilité et la ville décide donc de louer le local commercial. Depuis, nous avons eu à cet endroit un magasin qui vendait des produits du terroir, un magasin de vêtements, plus rien, et récemment est apparue l'épicerie dite citoyenne. Espérons que celle-ci tiendra le coup.


Mais il faut se rassurer : l'Union de Joigny a déjà une idée extraordinaire pour faire venir des centaines de personnes dans la rue Cortel : y installer l'Office du Tourisme ! Avec des idées pareilles, l'avenir de la ville de Joigny est derrière elle !


                                          Alain Quaunu



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Malissia 11/07/2009 19:43

Cela donne envie de s'y promener, dans la rue décrite par 0832 bien sûr.

0832 11/07/2009 09:06

Pour les "encore" plus vieux joviniens, la rue G.Cortel, était la grande rue! C'était à l'époque des dinosaures... La rue n'était pas piétonne, tous les pas de porte étaient occupés, épiceries, boucheries, librairie, parfumerie, etc, etc... Les voitures y circulaient , s'y garaient n'importe comment le temps que l'on prenne la baguette de pain... On s'y croisait, on discutait dans l'odeur du café fraîchement torréfié de l'épicerie Briat (ou Briart, je ne sais plus...) ou bien sur le trottoir devant le marchand de vaisselle (de trés belle vaisselle) Rousseau, juste avant la boulangerie et la patisserie de l'angle supérieur droit de la rue, je crois que c'était "la duchesse de Bourgogne... Au dessus, à la place de la Place Jean de Joigny, il y avait une fromagerie et je vous assure que ça sentait vraiment le fromage... il y avait aussi un café, lieu de rendez-vous des militaires du GG... Et puis, un jour sous le règne de ne je sais plus qui, des gros malins ont décidé de faire de cette rue qui vivait "pour de vrai" une rue piétonne...pour faire moderne... pour copier Sens... Ils n'ont pas pu choisir l'avenue Gambetta, ils ont préféré la Grande Rue. La Grande Rue,  elle en est morte...

Martin Gale 11/07/2009 10:14


Cher 0832, merci beaucoup pour ce beau voyage en amnèsie, plein de saveurs.