Joigny : la gauche en 15 mois, les tops et les flops

Publié le par Martin Gale



Les élections municipales annulées, revenons sur les 15 mois durant lesquels la gauche a été aux manettes de la ville. Tout d'abord, un constat s'impose : le mandat de cette équipe ne s'est pas du tout déroulé dans les conditions de sérénité nécessaires à l'exercice d'une telle fonction. Depuis le début, la majorité municipale avait cette épée de Damoclès au dessus de la tête, à savoir l'éventuelle annulation des élections pour un motif qui leur était totalement étranger. Ce climat, qui peut  paraître anodin, bien au contraire, ne l'est pas car comment appliquer un programme pour lequel on a été élu quand on ne sait pas si, cinq mois plus tard, on sera toujours à la tête de la ville ?

En outre, les élus fraichement installés ont du faire face à deux événements majeurs pour une petite ville comme Joigny : la fermeture de Stypen, l'une des plus vieilles entreprises de la cité maillotine, et le départ du Groupe Géographique. Le moins que l'on puisse dire, c'est que rien ne leur aura été épargné en début de mandat. Joli baptême du feu...

 Malgré toutes ces déconvenues, la gauche a eu le temps de réaliser plusieurs choses : la mise en route du chantier de la nouvelle station d'épuration, un skate parc, la p'tite navette, une journée des associations, un graff sympathique pour lequel certains joviniens ont développé une analyse symbolique extrêmement fumeuse !

Les choses réalisées en ces quelques mois ont-elles toutes été de francs succès ? On ne peut pas franchement dire cela. Après une hausse d'impôts remarquée en ce début de crise mondiale, la majorité s'est empressée de changer le logo de la ville (n'y avait-il pas d'autres priorités ?), a organisé une expo photos XXL (photos qui ont fini bien fripées).

Nobody's perfect ! Ils ont fait ce qu'ils ont pu. La droite leur avait laissé une ville morte. Exemple : la rue piétonne. Vous vous souvenez, à entendre l'ancienne majorité, avec la redynamisation de la rue Cortel, on allait voir ce que l'on allait voir !  Le miracle n'a pas eu lieu. Alors à moins de croire à la résurrection...


                                                            Sophie Nancier

Publié dans Joigny et sa politique

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